Ames errantes, �mes en peine, �mes perdues... De tout temps des faits relatent les manifestations de fant�mes rest�s attach�s � la terre, leur terre.
Malheur � ceux qui viendront troubler leur tranquillit�, ces spectres ne tarderont pas � d�voiler leurs "�tats d'�me". L'intrus sera le t�moin d'�v�nements inexplicables.
Il verra les portes ou les fen�tres de sa maison s'ouvrir de mani�re intempestive, il entendra des voix murmurer, il sentira d'�tranges pr�sences... De rares praticiens en France ont la facult� de pouvoir enrayer les ph�nom�nes ''dits'' de hantise, Florence Hubert fait partie de ceux-l�. Consid�r�e comme l'un des plus grands m�diums de sa g�n�ration, son parcours est atypique... Issue d'une famille de scientifiques, rien ne la pr�disposait � franchir la fronti�re du surnaturel. Et puis un jour, Florence Hubert �chappe de peu � l'in�luctable. Elle reviendra grandie de son Exp�rience de Mort Imminente.
Un public toujours plus nombreux assiste aux conf�rences que vous animez aux quatre coins de l'hexagone, les m�dias s'int�ressent � vos exp�riences. Pour preuve, votre intervention r�cente dans ''La Grande Soir�e du Paranormal'' sur Direct 8. Que se passe t-il ? La question de la survivance de l'�me apr�s la mort ne serait plus tabou aujourd'hui ?

De moins en moins ! Les mentalit�s autour de cette question sont effectivement en train d'�voluer mais ce qui est encore pour une grande majorit� de nos contemporains une probabilit�, sera je crois, une r�alit� pour les enfants de nos enfants.
Les temps changent, Tant mieux !
Pour vous, tout a commenc� dans l'enfance...
Dans un milieu cart�sien, peu enclin � l'�poque � accepter certains ph�nom�nes irrationnels. Les rares fois o� petite fille, j'ai �voqu� mes perceptions avec mes parents, pharmacien de profession, on m'a vite fait comprendre que tout cela n'�tait qu'ineptie ! A leurs yeux, j'�tais juste un peu perturb�e... Les ann�es ont pass�, j'ai essay� de fuir ces id�es et puis � l'�ge de 13 ans, j'ai du me rendre � l'�vidence.
C'est la disparition de ma grand-m�re paternel qui m'a permis de prendre conscience de mes perceptions et de l'existence d'une vie apr�s la mort. Apr�s son inhumation, je suis partie rejoindre mon grand-p�re � Paris. Je dois vous avouer que j'�tais une vraie chipie � cet �ge et aujourd'hui encore, je ne suis vraiment pas fi�re de ce que j'ai fait ce jour l� ! Mon grand-p�re, contraint de s'absenter m'a laiss� seule dans l'appartement. Peu de temps apr�s son d�part, je suis entr�e dans sa chambre. Il y avait une valise � proximit� de son lit, je l'ai ouverte et commenc� � fouiller , � l'int�rieur, des papiers personnels, des bijoux, des lunettes ayant appartenu � ma grand-m�re...
A 13 ans, on ne r�fl�chit pas beaucoup ! J'ai essay� les bijoux, la paire de lunettes , jusqu'� ce que je tombe sur son journal intime. Un profond sentiment de mal �tre m' a alors envahi, en fait je ne me sentait vraiment pas bien, j'ai voulu sortir, la clenche de la porte tournait dans le vide... Au bout de quelques secondes, j'ai finalement r�ussi � partir de la pi�ce. Je me suis r�fugi�e dans une autre chambre, blottie dans le lit avec un drap sur la t�te mais malgr� cela, je sentais que l'on m'effleurait le visage. Cel� a dur� une vingtaine de minutes, j'ai eu la peur de ma vie.
Quand mon grand-p�re a fait tourner la clef de la serrure de la porte d'entr�e, tout s'est arr�t�. Maintenant, avec du recul, je sais que ma grand-m�re �tait pr�sente.
Aujourd'hui, ces ph�nom�nes, vous les acceptez, vous les contr�lez, vous les dissipez lors de vos interventions dans des lieux pr�sum�s hant�s. Vous pratiquez le ''nettoyage'' des maisons, de quoi s'agit-il ?
Il faut bien distinguer les ph�nom�nes de hantise � ce que l'on appelle commun�ment la m�moire des murs. Dans ce cas pr�cis il n' y a pas forc�ment d'entit�s � l'int�rieur des lieux mais des ondes r�manentes, c'est totalement diff�rent.
Prenons un exemple concret, le cas d'une maison qui a �t� t�moin d'un meurtre. A l'�poque des faits, les murs ont absorb� les �nergies inh�rentes au drame. Au vu du contexte, vous comprenez � quel point ces ondes �taient n�gatives. Elles vont donc s'installer, se fixer sur les murs au fil des ann�es, au fil des si�cles et rendre la maison malsaine. Bien souvent, elles vont totalement perturber le bien-�tre des r�sidents.
J'ai pris l'exemple d'une maison marqu�e par un meurtre mais de violentes disputes peuvent aussi provoquer ce type de ph�nom�nes... En ce qui concerne les maisons hant�es ou � actives �, nous sommes confront�s � des � bulles �, autrement dit, des entit�s qui restent locataires des lieux parce qu'elles ne veulent pas admettre leur propre mort. Ces entit�s vivent comme dans un mauvais r�ve et se complaisent dans la brume qui les s�pare de la lumi�re, sans doute parce que leur vie sur terre �tait principalement tourn�e vers le monde mat�riel. Elles pr�f�rent rester.
En tant que m�dium, mon r�le est de les aider � acc�der au plan vibratoire sur lequel elles doivent �tre.
Comment proc�dez-vous ?
Dans un premier temps, j'invite les gens concern�s par un �ventuel ph�nom�ne de hantise � faire appel � un radiesth�siste ou � un g�obiologue. De simples courants telluriques peuvent �tre � l'origine de manifestations qui n'ont rien � voir avec le surnaturel, mieux vaut s'en assurer ! Si le constat de ces praticiens s'av�re n�gatif, j'accepte alors d'intervenir.
Je travaille souvent en bin�me avec un autre m�dium. Lors de nos interventions, on entame un vrai dialogue avec ces entit�s, surprises d'entendre qu'elles ne sont pas � leur place. Il faut bien comprendre qu'elles ne nous voient pas tels que nous sommes r�ellement. Elles per�oivent une lumi�re mais pas notre reflet physique � proprement dit. Elles vont s'approcher de nous puis entrer en connexion. On se pr�sente. La communication devient alors possible. Certaines bulles acceptent facilement le contact, d'autres se sentent d�rang�es dans leur espace et il faut parfois du temps pour r�ussir � les convaincre de rejoindre leur destination.
Quand je travaille, je souffle beaucoup, apr�s tout, le souffle c'est la vie. Les �mes que nous c�toyons ne soufflent pas... Il suffit parfois de leur montrer l'influence du souffle sur un objet inanim� pour qu'elles r�alisent que le monde terrestre n'est plus le leur. Ajoutons que d'autres �mes d�funtes viennent �galement participer � nos conversations, souvent d'anciens membres de leur famille. Leur aide peut s'av�rer pr�cieuse.
D�ranger une �me errante, c'est prendre le risque de s'exposer � sa col�re ?
Oui et elle peut parfois l' exprimer avec une v�ritable violence physique. Il n'y a pas longtemps � Bordeaux, j'ai re�u une gifle comme quoi ils ne sont pas toujours aimables ! Je n'ai rien vu venir, le coup a �t� brutal, j'ai gard� pendant quelques minutes les marques de la main de l'entit� sur mon visage. J'ai ensuite compris qu'elle ne tenait pas � parler � une femme. Il m'arrive aussi d'�tre r�guli�rement pouss�e ou de me retrouver au sol.
Ce n'est vraiment pas un jeu, le danger existe.
Ces �mes errantes se trouvent-elles toujours dans le lieu qui a marqu� leur existence terrestre ?
C'est pratiquement toujours le cas, d'ailleurs je demande aux gens qui font appel � moi de faire une petite enqu�te en relevant des informations sur les personnes ou les �ventuels �v�nements ayant marqu� le lieu. A l'issu de mes interventions, nous confrontons les informations et il y a souvent des choses qui sont v�rifiables, des noms, des pr�noms, la profession des �mes en question...
Le cas d'entit�s �tant amen�s � s'installer dans des lieux ne correspondant pas � leur vie initiale est selon moi beaucoup plus rare mais on peut tout de m�me le constater � certains endroits. Je l'ai d�j� observ� dans une demeure angevine en ruines qui appartient � la municipalit� et qui se trouve non loin de la maison de ma fille. Quoi qu'il en soit, les ph�nom�nes de hantise peuvent survenir partout, dans tous types de biens, dans toutes r�gions... Mais un conseil ne provoquez jamais de contacts avec ces �mes errantes par le biais d'une planchette Oui-Ja ou de tout autre proc�d� que vous ne ma�triseriez pas...
La m�diumnit� ne s'improvise pas.
Interview r�alis�e par E.Delarue (BDS & 15/6/M�dia-Mars 2008-� Besoin de Savoir)
www.besoindesavoir.com